// BINÔMES SÉLECTIONNÉS //

JIMMY BEAUQUESNE & MANON KLEIN

 

L’artiste —

Jimmy Beauquesne est un artiste français aujourd’hui immigré aux Etats-Unis. Les attentats de Manchester, et plus particulièrement la mort d’Ariana Grande, constituent le déclencheur d’une recherche théorique et plastique. Hanté par les meurtres successifs de stars internationales, il rédige son premier ouvrage scientifique « but tomorrow never came » une analyse de l’apparition des premiers Groupements Iconoclastes. Parue au début des années 20, et accompagnée d'un jeu de tarot, l'oeuvre est aujourd’hui censurée.

Il est également l’auteur de « Superstare » (2056), ou encore de « Actus Fidei » (2070). 

Et sinon, découvrez son travail ici.

📸 : Jimmy Beauquesne & Manon Klein

La curatrice —

En quête d’alternatives aux expositions d’art contemporain, Manon Klein prend le parti d’un commissariat sans images, sans médiation ni médiatisation. Cette démarche connait alors un succès fulgurant. Face à l’applaudissement et l’absorption de toute forme contestataire par le système en place, la curatrice sous le choc publie « BURN OUT » (2028). Ce manifeste dénonçant les dérives de la sphère artistique a sans doute inspiré les premiers incendies volontaires visant les institutions muséales. 

📸 : Jimmy Beauquesne & Manon Klein

jimmy +manon facebook.jpg

// BINÔMES SÉLECTIONNÉS //

LUCIE DOURIAUD & ÉLISE ROCHE

 

L’artiste —

Lucie Douriaud a débuté sa formation de plasticienne par l’ENSA Dijon puis aux Arts décoratifs de Paris en art et espace. 

En 2018, elle part pour deux résidences de recherche qui marquent un temps fort dans sa production : la résidence Dijon-Dallas de l’ENSA Dijon et la résidence Création en Cours à La Réunion. Comme vous le remarquerez, Lucie Douriaud est sensible à la question écologique et mêle dans sa pratique des matériaux industriels (souvent du plastique) et minéraux (comme la roche volcanique). Son atelier est un laboratoire où elle crée les éléments de paysages d’une ère où les matières fusionnent et où il n’existe plus de distinction entre naturel et artificiel. 

Lucie Douriaud est résidente de l'artist-run-space W, découvrez son travail ici.

📸 : François Dufeil


Le curateur —

Suite à une licence de marketing, Élise Roche se dirige vers un MBA en marché international de l’art à l’Icart et suit les cours du soir de l’École du Louvre. Elle y développe une réflexion autour de l’art contemporain et de l’écologie qu’elle développe dans son mémoire intitulé « L’expérience esthétique dans l’art contemporain écologique comme médiation d’une éthique environnementale ». L’année passée, Élise Roche est partie pendant 6 mois aux États-Unis et en Asie afin d’y faire de la recherche sur l'art et l'écologie.

Actuellement, elle fait partie d’un groupe de recherche avec Bruno Latour autour du thème « Les racines de l’insensibilité écologique » et effectue un stage chez Hervé Mikaeloff (curateur / art advisor).

Depuis janvier 2018, Elise écrit pour la rubrique culturelle du magazine BloomingYou. Vous pouvez la lire ici.

📸 : anonyme

Lucie + Elise facebook - souligné.jpg

// BINÔMES SÉLECTIONNÉS //

NEFELI PAPADIMOULI & DIAMÈTRE


L’artiste —

Nefelie Papadimouli travaille entre Athènes et Paris. Après une formation en architecture à l’Université National Polytechnique d’Athènes, elle intègre les Beaux-Arts de Paris jusqu’à son diplôme en 2016.

À travers ses installations, Nefeli explore les potentielles en mettant toujours en évidence un équilibre précaire où tout est potentiellement amené à évoluer. Quelque chose entre deux comme elle l’explique si bien : « j’essaie d’explorer des notions telles que l’altérité, l’identité, le soulèvement, l’éphémère, « l’espace entre » ».

Elle vient de terminer une résidence à la Villa Belleville mais vous pourrez découvrir son travail au 64e salon de Montrouge notamment !

📸 : Marily Konstaninopoulou pour ARTWORKS


Le curateur —

Le collectif Diamètre est représenté pour le Prix Dauphine pour l’art contemporain par Margot Nguyen et Violette Morisseau, toutes deux issues de l’Ecole du Louvre et engagées activement dans le collectif. 

Diamètre se présente comme une plate-forme à géométrie variable dont le but est de promouvoir et de mettre en réseau le travail de jeunes curateurs afin de mettre en valeur la création contemporaine émergente. Le collectif est très dynamique et polymorphe car il intervient tant sur des projets d’expositions, qu’à travers la production critique de textes, catalogues et chronique radiophonique !

Diamètre avait déjà eu l’occasion de travailler avec Nefelie Papadimouli sur l’exposition “La pensée du tremblement” en septembre 2017 aux Grands Voisins.

Découvrez tout le travail et l’actualité du collectif Diamètre ici.

📸 : anonymes

OKK.jpg


// BINÔMES SÉLECTIONNÉS //

OLIVIER CHEVAL & HENRI GUETTE

L’artiste

Suite à son cursus aux Beaux-Arts de Paris, Olivier Cheval intègre en 2017 le Fresnoy - Studio national des arts contemporains. 

Vous vous en doutez certainement, il travaille principalement le médium vidéo. À travers des installations  vidéos et des films, il s’intéresse à la question de l’apocalypse en privilégiant une approche plastique de l’image. 

Par ailleurs, il mène un travail d’écriture par le biais de textes critiques pour des revues et des livres. Il a notamment publié son premier livre en 2018 « Le partage de la douleur: Une impolitique du film ». 

Découvrez d’avantage son parcours et son travail juste ici.

📸 : anonyme

Le curateur

Après une formation en lettres modernes, Henri Guette a poursuivi son parcours en histoire de l’art et axé ses recherches autour des questions d’exposition de l’art contemporain. 

Il mène de front un travail de commissariat d’exposition - il a notamment assuré le commissariat de l’exposition « Bondieuseries » à la Galerie Graphem et été co-commissaire de l’exposition « Nos ombres devant nous » à la Fondation d'entreprise Ricard, et un travail de critique et d’écriture pour différentes plateformes : Beaux Arts Magazine, Radio Campus Paris, Transfuge Magazine, la revue Point Contemporain et bien d’autres. Il travaille actuellement sur les projets de deux expositions à venir pour le mois prochain. 

Son travail d’écriture est accessible sur les sites des différentes plateformes évoquées plus haut, allez le lire ! 

📸 : Domino Aurora 

Facebook-site.jpg

Annonce des lauréats du 5ème Prix Dauphine pour l'Art Contemporain

Suite à l’exposition (HORS) CADRE – Occuper les décors du 3 au 5 avril 2018, le jury, composé de Chantal Crousel, Charles de Meaux, Fabrice Bousteau, José-Manuel Gonçalvès et Sandra Adam-Couralet a remis le Prix du Jury au projet :

« NOUVELLES ODYSSÉES » de Léonard Martin (artiste) et Joséphine Dupuy-Chavanat (curatrice).

Avec une dotation de 2 000 euros.

Le public de l’Université Paris-Dauphine a remis le Prix du Public au projet :

« BAD CITY DREAMS » d’Arthur Crestani (artiste) et Claire Simon (curatrice).

Avec une dotation de 1 000 euros.

Les 2 lauréats exposeront leur projet complet à la Galerie du CROUS 18 au 30 juin 2018.

IMG_1264.JPG
IMG_1263.JPG

Appel à médiateurs / 3-5 avril

appel benevoles2.jpg

Amateurs d'art contemporain, étudiants en art, le Prix Dauphine pour l'art contemporain est à la recherche de médiateurs bénévoles pour son exposition (HORS) CADRE du 3 au 5 avril 2018 !

CONTACT : prixdauphineac@gmail.com

Tu aimes l’art contemporain ? Tu veux t’impliquer dans la vie culturelle de Dauphine et intégrer les coulisses d’un événement ? Tu es simplement curieux ? Que tu sois avide d’art ou novice, grand ou petit, le Prix Dauphine pour l’Art Contemporain t’attend avec impatience !

La cinquième édition du Prix aura lieu du mardi 3 au jeudi 5 avril 2017 inclus et fait partie, comme chaque année, des Dauphine Arts Days qui propose une programmation variée d’événements culturels (expositions d’art contemporain, concert, défilé de mode, cinéma, danse, cirque, installations participatives, etc.) aux étudiants et au public extérieur.

C’est durant ces trois jours d’exposition des 5 binômes artiste/curateur finalistes que nous avons besoin de vous !

Vos missions en tant que médiateur sont :  

  • Accueillir, orienter et informer le public au sein de l’espace d’exposition,

  • Informer les visiteurs sur le programme et déroulement du Prix et des Dauphine Art Days en général,

  • Surveiller que personne ne touche, ne détruise ou ne mette le feu aux œuvres,

  • Participer au démontage des œuvres après la soirée finissage le jeudi 5 avril (si possible).

  • Sourire et donner envie à toute l’Université de venir voir les œuvres !

Vos contreparties :

  • Une invitation pour la soirée du finissage en présence des professionnels et des jurés (et du buffet/cocktail),

  • Participer à un événement culturel et étudiant innovant, faire des rencontres et découvrir ce processus,

  • Acquérir une expérience en tant que médiateur, accueil du public et compétences en art contemporain à valoriser sur votre CV.

Pour cela, nous fixerons une réunion de formation courant mars, dont la date est à déterminer en fonction de vos disponibilités.

MERCI DE REMPLIR LES DOODLES transmis ici afin de nous indiquer vos disponibilités:

- Pour la réunion : https://doodle.com/poll/uwha5bsq2yriqkvq

- Pendant la semaine d’exposition : https://doodle.com/poll/6zugcmrb8rbp7naw

Toute l’équipe du Prix Dauphine vous dit une grand MERCI !

Annonce de la sélection du Prix Dauphine 2018

IMG_0518.JPG

L'équipe du 5ème Prix Dauphine pour l'Art Contemporain a le plaisir de vous annoncer les 5 binômes retenus par son équipe et le jury (Chantal Crousel, Charles de Meaux, Fabrice Bousteau, José-Manuel Gonçalvès et Sandra Adam-Couralet) pour son exposition (HORS) CADRE du 3 au 5 avril 2018 : 

Antoine Chapon & Théo-Mario Coppola

Alexander Duke & Delphine Lopez

Cécile Serres & Joshua de Paiva

Léonard Martin & Joséphine Dupuy-Chavanat

Arthur Crestani & Claire Simon

 

L'appel à candidatures de la 5ème édition est terminé !

L'appel à candidatures du Prix Dauphine pour l'Art Contemporain 2018 est terminé depuis le 8 janvier. Une fois encore, artistes et curateurs ont été au rendez-vous avec des propositions aux interprétations multiples d'une thématique particulièrement ouverte cette année : (HORS) CADRE. 

Les 5 binômes sélectionnés par le jury et l'équipe du Prix seront annoncés ici le 5 février 2018.

Au vu de la qualité des propositions reçues cette année, le jury du 5ème Prix Dauphine pour l'art contemporain s'accorde quelques jours supplémentaires pour décider des 5 finalistes de l'exposition. L'équipe du Prix s'excuse de la gêne occasionnée.

En attendant, retrouvez nous sur Facebook et Instagram @prixdauphineartcontemporain

cloture-candidatures.jpg

L’appel à candidatures 2018 est ouvert !

TÉLÉCHARGEZ L'APPEL À CANDIDATURE 2018 SUR NOTRE SITE.

VOUS AVEZ JUSQU'AU 8 JANVIER 2018 POUR ENVOYER VOS CANDIDATURE À L'ADRESSE : PRIXDAUPHINEAC@GMAIL.COM

(HORS) CADRE - 3-5 AVRIL 2018

Pour sa cinquième édition, le Prix Dauphine pour l'Art Contemporain soulève la question des limites et de leur dépassement. À la croisée de problématiques artistiques, sociales et politiques, la thématique (Hors) Cadre interroge les potentiels inclusifs et exclusifs de l’art, comme la puissance de ses médiums, à la fois limités matériellement et ouverts sur le monde. Alors que l’art contemporain se résout peu à peu à abandonner ses lieux d’exposition privilégiés pour investir les espaces urbains, numériques et naturels, le Prix Dauphine pour l’Art Contemporain invite les duos artistes-curateurs à réfléchir aux enjeux artistiques, sociaux et politiques de ces transformations. Que dit cette dynamique du rapport renouvelé de l’art contemporain à la société ? À l'heure où de nouvelles barrières se dressent entre les peuples, que peut l’art pour l’expression des résistances ? Telles sont les pistes ouvertes par la thématique de la 5ème édition du Prix Dauphine pour l’Art Contemporain !

POSTER_DAUPHINE_APPELAC.png

Soirée de remise des prix

Nous sommes fiers de vous présenter les lauréats de l'édition 2017 du Prix Dauphine pour l'Art Contemporain qui ont été annoncés hier soir, jeudi 30 mars.

Le Prix du jury a été remis par la Fondation Paris-Dauphine au binôme composé de Ferdinand Kokou Makouvia, artiste et Chris Cyrille, curateur. Sélectionnés par nos jurés : Chiara Parisi, Mathias Kiss, Anne de Villepoix, Romain Semeteys et David Herman, ils ont également su convaincre les représentants du Marché Dauphine qui leur ont attribué leur "Coup de Cœur".

Le prix du public doté par la Société Générale a été attribué à Alice Bandini, artiste et Laetitia Thomas, curatrice.

Félicitations aux artistes et à tous les finalistes du Prix !

Merci à nos mécènes, nos partenaires, l'université Paris-Dauphine, le jury 2017, l'association Emmoc et les membres du BDE/BDA pour leur soutien.

© Austin Dickey

Finalistes de l'Édition 2017

Les binômes finalistes de l'édition 2017 du Prix Dauphine : 

Renaud Baur / Guilhem Monceaux,
Alice Bandini / Laetitia Thomas,
Lucile Boiron / Claire Henry,
Alice Louradour / Antoine Py,
Kokou Ferdinand Makouvia / Chris Cyrille.

 

Alice Bandini, Vue de l’installation « Les Métamorphose ,série II», 2016

Alice Bandini, Vue de l’installation «Les Métamorphose,série II», 2016

Kokou Ferdinand Makouvia, détail,  When i make form , Bois, caoutchouc, métal, 2016

Kokou Ferdinand Makouvia, détail, When i make form, Bois, caoutchouc, métal, 2016

 Alice Louradour,  1,2,3 1,2,3 SAUT DE CHAT , Sculpture ternaire montée en trois mouvements, 2016

 Alice Louradour, 1,2,3 1,2,3 SAUT DE CHAT, Sculpture ternaire montée en trois mouvements, 2016

Renaud Baur,  Sans Titre . Schiaparelli,  Vidéo en boucle. 5 minutes. 2017

Renaud Baur, Sans Titre. Schiaparelli,  Vidéo en boucle. 5 minutes. 2017

Lucile Boiron,  Portrait  tirage contrecollé sur alluminium 120x95, 2016

Lucile Boiron, Portrait tirage contrecollé sur alluminium 120x95, 2016

EXPOSITION DES FINALISTES 2017

Venez visiter l'exposition des finalistes du Prix Dauphine pour l'Art Contemporain du lundi 27 au jeudi 30 mars 2017 dans le //HALL 2// de l'Université Paris-Dauphine !

Nos binômes Artiste / Curateur sont :

Renaud Baur / Guilhem Monceaux,
Alice Bandini / Laetitia Thomas,
Lucile Boiron / Claire Henry,
Alice Louradour / Antoine Py,
Kokou Ferdinand Makouvia / Chris Cyrille.

A l'issue de l'exposition deux binômes seront récompensés : 2000 euros pour le prix du jury doté par la Fondation Paris-Dauphine et 1000 euros pour le prix du jury doté par la Société Générale. Les deux lauréats remportent également une exposition à la galerie du Crous.

Le jury de la quatrième édition du Prix Dauphine est composé de :

Chiara Parisi (Conservatrice de l’art contemporain à la villa Médicis), 
Anne de Villepoix (Galeriste),
David Herman (Directeur de création chez Artdicted et journaliste),
Mathias Kiss (Artiste),
Romain Semeteys (Fondateur de Lechassis et commissaire d’exposition).

➤ LE PRIX DU PUBLIC C'EST VOUS ! Venez voter pour votre binôme préféré au cours de la semaine d'exposition.

♦︎ Soirée de remise des prix le jeudi 30 mars à partir de 19h30 ♦︎


Partenaires et Mécènes:

Le Curieux des Arts - Gilles Kraemer
Le Chassis
Le Marché Dauphine
Artsper
La Fondation Paris-Dauphine
La Société Générale
Les Jeudis Arty
CROUS Culture
La Fondation d'entreprise Ricard pour l'Art Contemporain

MERCI À NOS PARTENAIRES :

 

 

 

 

 

 

Nous sommes fiers de pouvoir renouveler nos partenariats avec :

La Fondation Paris - Dauphine, mécène de l'édition 2017

La Société Générale, mécène de l'édition 2017

Le Marché Dauphine, mécène de l'édition 2017

La Fondation Ricard pour l'Art Contemporain, mécène de l'édition 2017

Le Curieux des Arts, Gilles Kraemer, partenaire médias et mécène de l'édition 2017

Le Crous, mécène de l'édition 2017

Lechassis, partenaire médias de l'édition 2017

Artsper, partenaire médias de l'édition 2017

Mowwgli, partenaire médias de l'édition 2017

Merci à eux <3

 

Des nouvelles des lauréates de l'édition 2016

Nous avons rencontré Gillian Brett et Hélène Soumaré, binôme artiste/curateur lauréat de l'édition 2016 du Prix Dauphine pour l'Art Contemporain. Nous avons rencontré Gillian Brett et Hélène Soumaré, binôme artiste/curateur lauréat de l'édition 2016 du Prix Dauphine pour l'Art Contemporain. 

L'Artiste :

Gillian Brett (à droite sur la photo) commence ses études d’art à l’ENSAAMA Olivier de Serres puis transite par la Villa Arson. Diplômée en 2015, elle reçoit une bourse de l’Institut de France de la Fondation Kenza offrant un an d’étude à l’étranger qu’elle passe à Londres au Goldsmiths. Actuellement en résidence en Autriche à Vienne à la Weisse Haus, elle exposera sur place le 16 janvier. Gillian Brett prépare actuellement un voyage en Inde pour échanger avec des étudiants en art, au nord de Calcutta.

“J’ai connu le Prix Dauphine pour l’Art Contemporain via le site du CNAP. J’en avais discuté avec un ami en études de curateur au Royal College qui tentait le prix avec un artiste parisien, déjà à Londres, on connaissait le Prix !
 J’ai proposé à Hélène de m’accompagner en tant que curatrice. Ce n’était pas simple pour nous puisqu’elle habitait à Nice et que moi j’étais à Londres. Nous nous étions rencontrées à l’Espace de l’Art concret à Nice, lors d’un stage. Hélène est philosophe de l’art et bossait à l’IAE. C’est aussi le regard théorique qui importait. Je suis assez difficile à la critique mais Hélène a su poser les bonnes questions et faire des liens.”

La rencontre artiste/curateur du point de vue de l’artiste :

“J’avais déjà beaucoup travaillé sur la présentation de mes travaux à la Villa Arson mais le Prix Dauphine était mon premier pas en dehors de l’école, c’était un bon exercice. Je m’exprime plastiquement et c’est plus difficile pour moi de mettre en mots. J’ai l’impression parfois que les mots sont réducteurs mais il est intéressant d’avoir l’opinion, l’avis et l’expression du curateur. Le curateur traduit des idées. C’est comme traduire une autre langue, c’est assez délicat."

Le Prix Dauphine pour Gillian, c’est...

"Le Prix Dauphine pour l’Art Contemporain m’a permis une belle rencontre avec le jury et l’opportunité de pouvoir leur montrer mon travail. C’est un bon moyen de se mettre dans une position plus professionnelle puisque nous sommes des jeunes artistes sortant d’écoles. À la galerie du CROUS nous avons pu construire une exposition très librement sur un espace personnel. Cela à donné une très bonne visibilité à mon travail. J’ai pu vendre des pièces et rencontrer de nombreuses personnes. C’est un moyen de construire un réseau. 
J’ai trouvé par ailleurs ça intéressant de travailler avec l’équipe du prix Dauphine car comme moi c’est la génération qui va travailler dans le champ de l’art.”

La Curatrice :

Après le bac, Hélène Soumaré a réalisé des études de philosophie, un master en histoire de la philosophie puis une réorientation en philosophie de l’art et esthétique à Paris IV. Elle a ensuite réalisé plusieurs stages dans des galeries et musées à Nice, dont un à l’Espace de l’Art concret, un centre d’art contemporain sur les hauteurs de Nice où elle a rencontré son futur binôme artiste dans le cadre du Prix Dauphine, Gillian Brett. Hélène Soumaré est actuellement en stage à la Fondation Ricard. 

La rencontre artiste/curateur du point de vue de la curatrice : 

“J’étais très demandeuse de mots alors que Gillian était dans son travail plastique, qui se formule autrement. J’avais besoin de mettre des mots et de construire un discours. Ce qui était à la fois intéressant et compliqué. Etant donné que Gillian était encore une jeune artiste, et étant donné aussi la façon dont elle se rapporte à son travail, il s'est agit pour moi d’un réel effort d’objectivation du travail plastique. J'ai le sentiment que notre travail en commun sur la construction d'un discours, d'un propos autour d'un projet d'exposition est ce qui, en plus de la beauté des œuvres de Gillian, a fait la différence. J’ai senti que cela fonctionnait lors de la visite du jury.”

Le Prix Dauphine pour Hélène, c’est...

“A mon niveau, le Prix Dauphine a été très formateur. Cela m’a permis d’appréhender la différence entre l’idée que l’on se fait d’une exposition et sa réalité. Il a fallu respecter des deadlines, produire dans certaines conditions, etc. Et en même temps faire quelque chose de cette totale liberté qui nous a été donnée de produire une exposition. Le jury a dit vraiment de belles choses sur les œuvres de Gillian. C’était un moment émouvant. J’imagine que pour un artiste, la validation par des personnalités importantes du monde de l'art rassure et permet d'avancer avec plus de détermination. Depuis l'année dernière, plusieurs personnes rencontrées m’en parlent et connaissent le Prix. C'était une belle expérience et peut-être même d'une certaine façon déterminante.